Chaque type de DPE répond à des besoins précis et s'inscrit dans un cadre réglementaire distinct.
Le DPE collectif : pour l'ensemble du bâtiment
Le DPE collectif est une évaluation de la performance énergétique d'un immeuble d'habitation dans sa globalité. Il prend en compte les parties communes (toiture, façades, systèmes de chauffage collectifs, ventilation) et les logements qui le composent. Son objectif principal est d'identifier les points faibles du bâtiment et de proposer des scénarios de travaux d'amélioration énergétique à l'échelle collective. Ce diagnostic sert de base à l'élaboration du Plan Pluriannuel de Travaux (PPPT) et peut faciliter l'accès à diverses aides financières pour la copropriété. Il contribue à la valorisation du patrimoine et à la réduction des charges pour l'ensemble des occupants.
L'obligation du DPE collectif concerne les copropriétés et les monopropriétés dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013. Son entrée en vigueur est progressive : depuis le 1er janvier 2024 pour les copropriétés de plus de 200 lots, en 2025 pour celles de 51 à 200 lots, et en 2026 pour 50 lots ou moins. Le rapport détaillé décrit le bâtiment, ses systèmes (chauffage, ECS, éclairage), indique les consommations et émissions globales, et attribue des étiquettes énergie et climat pour l'immeuble.
Le DPE individuel : pour un logement spécifique
Le DPE individuel est un diagnostic propre à un seul logement, qu'il s'agisse d'une maison individuelle ou d'un appartement au sein d'un immeuble. Son rôle est d'informer un futur acheteur ou locataire sur la performance énergétique du bien qu'il envisage d'acquérir ou de louer. Il est obligatoire lors de la vente ou de la mise en location d'un logement. Ce diagnostic est également devenu un critère de décence, avec des interdictions progressives de louer les logements les plus énergivores (passoires thermiques).
Le rapport du DPE individuel fournit une estimation de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre du logement, ainsi que ses étiquettes énergie et climat (allant de A à G). Il inclut aussi des recommandations de travaux pour améliorer la performance du logement.