Les conséquences doivent être appréciées selon la situation réelle de la copropriété. La loi prévoit surtout un mécanisme d’intervention administrative et des obligations d’information, plutôt qu’une liste générale de sanctions automatiques.
Intervention administrative possible dans un cadre précis
Dans le cadre de la police de la sécurité et de la salubrité des immeubles, l’autorité administrative compétente peut demander au syndic de lui transmettre le PPT adopté afin de vérifier que les travaux programmés permettent de garantir la sauvegarde de l’immeuble et la sécurité des occupants. Si ce plan n’est pas transmis dans le mois suivant la notification de la demande, ou s’il est manifestement insuffisant au regard des travaux nécessaires à la sécurité, l’autorité peut élaborer ou actualiser d’office le PPPT, en lieu et place du syndicat et aux frais de celui-ci.
Information de l’acquéreur lors de la vente d’un lot
Lorsqu’un PPT a été adopté, il fait partie des documents relatifs à la copropriété remis à l’acquéreur dans les cas prévus par le Code de la construction et de l’habitation. À défaut de PPT adopté, le PPPT doit être communiqué s’il a été élaboré. Cette obligation d’information ne permet toutefois pas d’affirmer de manière générale que l’absence de PPPT ou de PPT entraîne automatiquement le blocage de la vente ou le refus de signature de l’acte.
Responsabilité du syndic et du syndicat : une appréciation au cas par cas
Le syndic doit mettre en œuvre les diligences prévues par les textes, notamment l’inscription à l’ordre du jour des décisions nécessaires à l’élaboration puis, lorsque le projet prévoit des travaux, à l’adoption de tout ou partie du PPPT. Une éventuelle responsabilité civile du syndic ou du syndicat dépend cependant des circonstances, d’un manquement démontré et du préjudice invoqué. Il est donc préférable d’éviter d’annoncer une sanction automatique ou une perte systématique d’aides en l’absence de PPPT.